Pluies...
une installation fluide et contée
Depuis plusieurs année, je me suis régalée à récolter des histoires de pluies : comment fait-on pleuvoir et comment arrête-t on la pluie dans différentes cultures ou dans différentes époques?
En résulte ce cabinet de curiosités aquatiques où se cotoient des traditions, des contes, des histoires vécues.
Le public est invité à piocher les histoires qui seront racontées. Ainsi comme la rivière qui coule ce moment sera toujours le même et toujours différent.
« Pluies » est un réservoir d’eaux et d’histoires.
« Pluies » est une installation sonore et visuelle, faites de fils, de gouttes d’eau, de mikados, de végétaux...
« Pluies » parle de la goutte et du vase.
« Pluies » est une machine à pleurer et à rire.
« Pluies » c’est pour les yeux et les oreilles.
« Pluies » est habité de marionnettes.
"Pluies" est une installation/spectacle .
Elle s'adapte aux terrains aquatiques et humains : à l'interieur comme à l'exterieur avec toutes sortes de publics et de paysages.
Dans ce petit parc d'attraction pour gouttes d'eau seront racontés, en fonction des contextes et des publics, une ribambelle d'histoires allant du conte aquatique aux traditions se rapportant aux sources, aux intempéries et autres clapotis .
Plus d'information sur le site de la compagnie Bigre :https://www.compagniebigre.fr/pluies
"Pendant longtemps nous avons pensé que ce garçon n’aimait rien d’autre que ce qui tombait tout droit.
Il semblait ne se soucier de rien d’autre.
Nous étions effrayés qu’il ne puisse seulement entendre ce qui tombait tout droit!
Nous l’observions debout dehors sous la pluie. Plus tard, on raconta qu’il avait mis une toute petite mare d’eau de pluie dans l’oreille de sa femme pendant qu’elle dormait. Puis il s’était penché pour écouter.
Je me rappelle comme il était heureux quand il discourait sur toutes les sortes de pluies.Sur celle qui tombe des ailes des hérons quand ils sortent d’un lac et s’envolent. Je sais qu’il voulut aussi un peu de cette pluie de héron pour l’oreille de sa femme.
Il sortait au printemps pour observer les jeunes filles qui se frottent le dessous des yeux à l’oignon sauvage jusqu’à ce que jaillissent les larmes.Il avait aussi un nom pour cette pluie-là.Pluie triste d’oignon.
Cette pluie tombait toute droite, elle aussi, de leurs visages. Et il l’observait. "
Poème sorti du recueil Dire le Nom de Samuel Makidemewabe, Texte des Indiens Crees